Jeudi 3 août 2006
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Les 20 points de Parker n'ont pas suffi.
Incapable de répondre à l'agressivité grecque, la France s'est lourdement inclinée à Athènes, mercredi lors de la dernière journée de l'Acropolis Cup (56-70). Un premier accroc dans sa préparation au Mondial.
Celle-ci est moins douloureuse. Moins d'un an après son difficile échec des demi-finales du Championnat d'Europe contre la Grèce, la France n'a pu prendre sa revanche, mercredi à Athènes dans le cadre de la finale officieuse de l'Acropolis Cup.
Cette fois, pas de tir assassin de Diamantidis à la sirène. La mainmise des Bleus sur la rencontre, accentuée après un premier quart-temps remporté 15-8, n'ayant duré qu'une mi-temps, derrière un Tony Parker encore bien en jambes et auteur de 12 points avant le repos.
Mais à 29-27 à leur avantage à la reprise, les joueurs de Claude Bergeaud allaient marquer leurs limites physiques du moment et sombrer corps et âme face à des locaux revenus des vestiaires avec d'autres dispositions. Diablement agressifs, les Grecs vont retourner le tableau du match et percer un coffre français rendu inefficace. Au point même de voir les tricolores abandonner près d'une trentaine de ballons (27 turnovers).
Rien d'un hasard, tant la défense hellène semble déjà au niveau de son collectif et armée pour bien vivre pendant le rendez-vous japonais (19/08 au 03/09). Malgré un Parker meilleur marqueur de la rencontre avec 20 points et un titre honorifique de MVP du tournoi, la France subi un lourd revers (56-70) après six victoires consécutives dans sa préparation, et laisse le trophée à des Grecs invaincus en trois matches.
"Ca a été très intéressant", explique le sélectionneur national, Claude Bergeaud. "Si ça avait été contre la Croatie, ça m'aurait énervé, mais contre la Grèce au complet... On a joué l'une des meilleures équipes du monde, avec une science du jeu extraordinaire et un jeu de destruction défensif".
A moins de trois semaines du début du Championnat du monde contre l'Argentine, les Français n'auront même pas le temps de ressasser. Dès vendredi, ils se lancent dans la Supercoupe de Berlin, avec l'occasion de se passer les nerfs sur l'Italie (vendredi à 17h30), avant d'affronter la Turquie ou l'Allemagne de Nowitzki. "C'est bien de vivre ça aujourd'hui", poursuit Bergeaud. "Car là les garçons se sont fait éclater la gueule et sont vexés". Prochaine séance de travail : la faculté à réagir.
GRECE 70-56 FRANCE (8-15, 19-14, 22-10, 21-17)
Grèce : Papamakarios (0), Schortsianidis (8), Zisis (6), Spanoulis (11), Vasilopoulos (0), Fotsis (10), Hatzivretas (6), Dikoudis (4), Tsartsaris (1), Diamantidis (9), Papadopoulos (6), Kakiouzis (9).
France : Bokolo (0), Gélabale (8), Jeanneau (0), Foirest (5), M. Pietrus (4), Parker (20), Diarra (0), F. Pietrus (5), Julian (4), Diaw (8), Turiaf (0), Weis (2).
Article : Marc PheulpinPhoto : © Catherine Steenkeste
Prochaine étape pour les bleus, les 04 & 05 août, le tournoi de Berlin.
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